Le voile d'ombrage, les horaires du matin, et comment arroser
En raison des fortes chaleurs persistantes, il nous est arrivé de n'ouvrir que le matin, de 8h30 à 12h30. Nous avons adapté nos horaires aux conditions, ainsi que la conduite de la pépinière. Et à 8h30 la journée est loin de seulement débutée, ni d'être terminée...
Publié le 10 septembre 2026, mis à jour le 11 septembre 2026
Une journée atypique
La journée démarre à 6h sur le site, par l'arrosage minutieux de toute la pépinière. Etape très importante, car il conditionnera le reste de la journée pour nos plantes, et avec un été comme celui ci, sa survie.
Le reste de la matinée est consacré à l'acceuil des clients et aux travaux sous l'ombrière de la grande serre tels que les rempotages, esssentiels en cette période de secheresse pour maintenir la richesse en nutriments des plantes. En effet, elle souffrent des arrosages multiples qui appauvrit considérablement les terreaux.
Une "pause" administrative le reste de la journée, et le soir, c'est reparti...
Le voile d'ombrage
Nous installons un voile d'ombrage dès que les fortes températures s'installent. Il réduit la pression du soleil de quarante pour cent sur nos végétaux, ce qui suffit à préserver la qualité des plants en godet.
Un pot noir de deux litres posé en plein soleil monte au-delà de quarante degrés en après-midi. Les racines cuisent contre la paroi exposée, sans que rien ne se voie sur le feuillage avant plusieurs jours. Le voile règle ce problème mieux qu'un arrosage supplémentaire.
Chez vous, le même principe vaut pour les jeunes plantations de l'année. Une cagette retournée, un vieux drap tendu sur des piquets, un parasol de récupé : tout ce qui coupe le soleil de treize à dix-sept heures fait le travail.
Comment arroser
Beaucoup, rarement, au pied. Vingt litres au pied d'un arbuste tous les dix jours valent mieux que deux litres tous les jours. L'eau doit descendre à trente centimètres, là où sont les racines qui comptent. Un arrosage superficiel quotidien entretient un chevelu de surface qui sèche à la première journée oubliée.
Le soir ou tôt le matin, jamais en plein soleil. Et sur la terre, jamais sur le feuillage : les gouttes ne brûlent pas les feuilles, en revanche l'eau qui reste la nuit sur un feuillage mouillé fait le lit des maladies.
Le goutte à goutte, au pied des plantes pleine terre et avec un paille par dessus, est également une solution pour un arrosage en douceur, avec une moindre perte.
Ce qui a besoin d'eau, et ce qui n'en a pas besoin
Les plantations de l'année et celles de l'année précédente. Le deuxième été fait le tri, parce que c'est celui où on a cessé de surveiller.
Les hortensias, qui se flétrissent chaque après-midi de juillet en plein soleil. Les framboisiers remontants, qui grillent leurs fruits d'automne avant de les mûrir.
Nous arrosons à la main, au cas par cas. En effet, arroser chaque jour toutes les plantes de la même manière fait plus de mal que de bien. Certaines ont plus de besoin que d'autre, et l'excès d'eau peut être aussi nocif de le sec !
Nous observons, sous-pesons, touchons, afin d'évaluer le besoin en eau de chaque sujet.
Le paillage, au bon moment
On paille en mai, sur une terre humide, ou on ne paille pas cette année-là. Un paillage posé en juillet sur une terre déjà sèche enferme la sécheresse dessous et les orages d'août ne le traversent pas.
La tonte
Haute. Toutes les pelouses tondues court en juin sont grises en juillet, et le plantain prend la place. Celles qu'on tond à sept ou huit centimètres jaunissent puis reviennent aux pluies. On remonte la lame en mai et on la laisse là jusqu'en septembre.
Nos horaires en période de chaleur
Nous ouvrons parfois le matin uniquement, de 8h30 à 12h30, du mercredi au samedi. Les changements sont annoncés à l'avance. C'est plus confortable pour vous, et c'est surtout la seule façon de manipuler des plantes sans les abîmer.