Les fiches de cette famille arrivent. En attendant, passez à la pépinière ou
appelez-nous : ce qui pousse ici n'est pas encore tout entier sur ce site.
Quand repiquer les tomates dans l'Yonne
Chaque printemps, quelqu'un revient fin mai avec la même histoire. Les plants avaient été mis en terre à la mi-avril parce qu'il faisait doux, et une nuit claire du début mai est passée par là.
Le dicton place les Saints de glace les 11, 12 et 13 mai. C'est un repère paysan, et il ne vaut aucune garantie. Ce qu'il traduit, en revanche, est parfaitement réel sous notre climat continental : dans l'Yonne, une nuit dégagée du début mai descend encore sous zéro, et une tomate y perd son apex ou meurt.
Le gel n'est d'ailleurs que la moitié du problème. L'autre moitié, c'est la température du sol. Un plant de tomate installé dans une terre à dix degrés reste bloqué trois semaines sans pousser d'un centimètre, et il se fait rattraper par celui qui a été planté quinze jours plus tard dans une terre réchauffée. On ne gagne rien à partir tôt.
Salades, choux et poireaux se repiquent dès avril, ils encaissent une petite gelée sans broncher. Tomates, poivrons, aubergines, courges et basilic attendent la mi-mai. Si vous plantez quand même avant, gardez un voile de forçage à portée de main et couvrez le soir dès que le ciel se dégage : c'est le ciel clair qui gèle, jamais le ciel couvert.
Ce qui est disponible au printemps
Nos plants sont semés et élevés ici, en agriculture biologique sous certification Ecocert n° 31262, et ils sortent de la serre au fil du printemps. Ce qui est prêt le 5 avril n'a rien à voir avec ce qui sera prêt le 20 mai.
C'est la conséquence directe du fait qu'on produit au lieu de revendre. On ne peut pas garantir en février ce qu'on aura en avril, et un catalogue permanent affiché toute l'année serait faux la moitié du temps. Tomates, courges, salades, poivrons, choux et aromatiques annuelles se succèdent de mars au début de l'été, et certaines variétés partent en une semaine.
La saison est courte et dense. Venez tôt, prenez le temps de regarder ce qui est prêt.
Repiquer en sol argilo-calcaire
Les terres argilo-calcaires de la région se réchauffent lentement au printemps et se compactent à la première pluie battante. Marcher dessus le lendemain d'un orage suffit à faire une semelle que les racines n'aiment pas.
Préparez la planche à l'avance pour qu'elle ressuie. Repiquez le soir ou par temps couvert. Arrosez copieusement au pied une seule fois, pour tasser la terre autour des racines, puis laissez tranquille quelques jours : c'est en cherchant l'eau que le plant descend. Les tomates s'enterrent jusqu'aux premières feuilles, la tige émet des racines sur toute la partie enfouie.
Et paillez après le repiquage, jamais avant. Une paille posée trop tôt maintient le sol froid au moment précis où la plante voudrait de la chaleur.
Combien de pieds planter
Tout dépend de ce que vous ferez des récoltes. Manger frais et mettre en bocaux ne demandent ni le même nombre de pieds ni les mêmes variétés.
Dites-nous combien vous êtes à table. On arrive vite à un chiffre, et il est souvent plus bas que celui qu'on avait en tête en poussant la porte. Une courge coureuse occupe plusieurs mètres carrés à elle seule. Une tomate conduite sur un tuteur en occupe moins d'un demi.
Les aromatiques à côté des plants
Un thym, une ciboulette ou un origan partent souvent dans le même carton que les plants de tomates. Ceux-là se plantent une fois et se coupent pendant dix ans, quand le basilic finira avec les premières gelées de novembre.
Les deux ont leur place. C'est simplement deux achats différents, et ça vaut la peine d'y penser avant de charger la voiture.
Ouvert du mercredi au samedi
De 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. En mai, on est aussi sur le marché de Joigny le samedi matin.
Parlez-nous de votre terrain, de son exposition, de ce qui a raté l'an dernier. C'est là que la conversation sert vraiment à quelque chose.