Le bilan d'un été sec dans nos rangs de production
L'été a été long et sec, avec des semaines où l'on a ouvert uniquement le matin. Dans nos rangs de production, tout ne s'est pas comporté de la même façon, et c'est le genre de renseignement qui vaut mieux qu'une fiche technique. Voilà ce qu'on a vu, ici, sur des argiles calcaires, en plein champ.
Publié le 10 septembre 2026, mis à jour le 11 septembre 2026
Les plantes qui ont tenu sans arrosage
Les aromatiques méditerranéennes installées sur butte drainée n'ont pas bronché. Le thym commun, la sauge officinale et le romarin rampant ont fleuri, et les abeilles étaient dessus au mois d'août alors qu'il n'y avait plus grand-chose d'ouvert ailleurs. Ce sont les mêmes plantes qu'on perd en février quand elles sont plantées à plat dans l'argile, ce qui reste le vrai sujet chez nous.
Les graminées ont tenu presque sans une goutte. Le stipa cheveux d'ange a blondi en juillet, ce qu'il fait de toute façon, et la molinie a gardé ses hampes jusqu'aux pluies. Les vivaces de prairie installées depuis deux ans ou plus n'ont rien demandé non plus. Deux ans, c'est le seuil qu'on observe presque partout : en dessous, il faut suivre ; au-dessus, on peut oublier.
Les essences de haie champêtre locales, charme, cornouiller, prunellier, noisetier, ont fait ce qu'elles font toujours en année sèche. Elles ont fermé boutique, jauni un peu, perdu quelques feuilles en août, et elles sont reparties aux pluies de septembre. Ce n'est pas joli en août et ce n'est pas grave.
Les plantes et arbustes se mettent en mode "survie" et c'est déjà un bel effort.
Ce qui a souffert de la sécheresse
Les plantations du printemps précédent, sans exception. C'est toujours le deuxième été qui fait le tri, celui où l'on a cessé de surveiller parce que l'arbre avait l'air installé.
Les massifs paillés en juillet, sur une terre déjà sèche. Le paillage a enfermé la sécheresse dessous, et les orages d'août n'ont pas traversé. On paille en mai, sur une terre humide, ou on ne paille pas cette année-là.
Les framboisiers remontants en plein soleil, qui ont grillé leurs fruits d'automne avant de les mûrir. Les groseilliers à maquereau plantés à mi-ombre ont mieux tenu, ce qui confirme ce qu'on raconte à longueur d'année sans toujours convaincre.
Ils ne sont pas de toute beauté non plus, mais ils ont tenus.
Et les tontes rases. Toutes les pelouses tondues court en juin étaient grises en juillet, et le plantain a pris la place. Celles qu'on a tondues haut ont jauni puis sont revenues.
Ce qu'on en tire pour les plantations d'hiver
Les plantations d'automne, à racines nues, restent la meilleure réponse à ces étés-là : quatre mois de racines avant le premier coup de chaud. La saison ouvre en novembre. Passez d'ici là nous dire ce qui a souffert chez vous cet été, on verra ce qu'il faut remplacer et ce qu'il faut simplement déplacer de trois mètres. Ouvert du mercredi au samedi.