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Jardin de Bohème, pépinière

Comestibles & aromatiques

Thym, romarin, sauge, laurier : celles qui restent

On les plante une fois et on les coupe pendant dix ans. Elles ne demandent qu'une chose : un sol qui ne garde pas l'eau en hiver.

Massif de lavandes, sauges et thyms paillé de copeaux, souligné de troncs flottés, devant une terrasse en bois et ses banquettes

Ce que nous cultivons

Bouton floral rose de ciboulette qui s'ouvre au milieu des tiges creuses vert vif
Bio Comestible

Ciboulette

Allium schoenoprasum

Disponible à la pépinière 4,00 €
Fleurs bleu violet de sauge officinale visitées par une abeille
Bio Comestible

Sauge officinale

Salvia officinalis

Disponible à la pépinière 7,00 €
Coussins de thym commun en fleurs mauves au bord d'un chemin
Bio Comestible

Thym commun

Thymus vulgaris

Disponible à la pépinière 4,00 €

Des aromatiques qui repartent chaque année

C'est ce qui les sépare du basilic, qu'il faut racheter chaque printemps. Un thym installé en 2021 est encore là, et il aura fourni du bouquet garni tous les mois de tous les hivers.

Encore faut-il qu'il passe le premier. Et c'est là que ça se complique, chez nous.

Pourquoi le thym et le romarin meurent l'hiver

Le thym commun tient jusqu'à moins dix-huit degrés. La sauge officinale descend à moins vingt, l'origan à moins vingt-cinq. Aucun de nos hivers ne les inquiète.

Ce qui les tue, c'est l'argile gorgée d'eau pendant quatre mois. La terre ne ressuie pas, le collet reste dans le mouillé de novembre à mars, la plante pourrit par le bas, et au printemps on la trouve grise et cassante en mettant ça sur le compte du froid. On a la conversation tous les avrils.

Surélevez de vingt à trente centimètres, mélangez du sable grossier ou du gravier à la terre du jardin, installez en haut de pente plutôt qu'en creux. Et pas de compost au pied du thym, de l'origan ni de la sauge : ces plantes-là poussent mieux et sentent plus fort dans une terre pauvre. C'est le seul cas du jardin où enrichir fait du mal.

Le romarin rampant, qui ne descend guère au-dessous de moins douze degrés, se plante en haut d'un muret ou au bord d'un grand bac, jamais en bas. Le laurier-sauce, autour de moins treize, demande un mur dans le dos et un sol qui ne retient rien ; dans une cuvette exposée au nord, il ne passera pas l'hiver. La ciboulette, elle, se moque de tout ça : elle accepte les terres lourdes, à condition seulement de ne pas passer l'hiver dans une flaque.

Quelle aromatique pour quel usage

Le thym et le laurier-sauce fournissent le bouquet garni douze mois sur douze, et une feuille de laurier par plat suffit largement. La sauge officinale garde son feuillage gris velouté en janvier, et sa floraison bleue de mai ne quitte plus les bourdons ; le beurre de sauge vaut à lui seul le pied.

L'origan a une particularité rare en cuisine : il est plus parfumé sec que frais. On le récolte donc en bouquets au moment de la floraison, et on le suspend tête en bas dans une pièce sombre. En août, sa touffe fleurie est un aimant à papillons.

La ciboulette sort la première en mars, souvent avant qu'on ait rangé le sécateur d'hiver, et s'arrête en novembre. Ses fleurs roses se mangent, ce qui étonne toujours.

Le romarin rampant, lui, ne monte pas. Il retombe, en cascade sur un muret ou au bord d'un grand bac, et son parfum est celui du romarin dressé en plus fin.

Tailler un thym, une sauge, un laurier

Un thym qu'on ne rabat jamais se dégarnit par le centre. Il fait un anneau de tiges vertes autour d'un trou gris, et à ce stade il est trop tard.

Rabattez d'un tiers après la floraison, sans jamais entamer le vieux bois, qui ne repart pas. Même geste sur la sauge officinale et sur l'origan. Le laurier-sauce se taille au printemps, en boule, en cône, ou pas du tout.

Divisez la ciboulette tous les trois ans, en février ou en septembre : une touffe donne quatre touffes, et vous en aurez pour les voisins.

À quelle distance les planter

Comptez trente centimètres entre deux thyms, quarante entre deux origans, cinquante entre deux sauges officinales, soixante pour un romarin rampant qui va retomber. La ciboulette se contente de vingt-cinq. Et laissez un mètre cinquante autour d'un laurier-sauce, qui atteint deux mètres cinquante à l'âge adulte et qu'on regrette d'avoir collé contre la terrasse.

Gardez ces plantes-là loin des menthes, de la mélisse et de l'oseille. Les unes veulent du sec en hiver, les autres de la fraîcheur en été, et le même arrosage arrange l'un en tuant l'autre.

Quand planter les godets

Plantez-les à cinq pas de la porte. Un thym au fond du jardin ne sera pas coupé en novembre sous la pluie, et c'est le conseil qui change le plus le résultat de tous ceux qu'on donne ici.

Les godets s'installent au printemps ou au début de l'automne. Ils sont semés, divisés ou bouturés ici, sous notre certification bio Ecocert, et rien de synthétique n'est passé dessus avant qu'ils arrivent dans votre cuisine.

Passez avec une photo de l'endroit que vous avez en tête : en trente secondes on vous dira s'il faut surélever avant de planter, et de combien.

À lire avant de planter

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Jardiner sans pesticides

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printemps

Au jardin au printemps

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Choisir se fait mieux à deux

Décrivez-nous votre terrain, sa terre et son exposition. On vous dira lesquelles y tiendront.

  • 12 route de Joigny 89110 La Ferté-Loupière, à quinze minutes de Joigny
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