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Jardin de Bohème, pépinière

Le potager qui repousse tout seul

Un poireau perpétuel, une oseille, un topinambour : on les plante une fois et ils reviennent chaque année sans qu'on ait à ressemer.

Trois bacs potagers en acier corten plantés de courges, pois et légumes, posés sur la pelouse devant une longère aux toits de tuiles

Ce que nous cultivons

Pétioles rouges de rhubarbe coupés, posés à côté de leurs grandes feuilles
Bio Comestible

Rhubarbe

Rheum rhabarbarum

Disponible à la pépinière 10,50 €

Le poireau perpétuel

Le poireau perpétuel travaille à contretemps du potager. Il pousse d'octobre à mai et se met en repos l'été, exactement quand tout le reste demande de l'eau et de l'attention. On va en chercher trois ou quatre dans la neige, et c'est tout.

Il se plante une fois. Ensuite il se multiplie seul en touffes de plus en plus larges, et au bout de trois ans on en donne aux voisins.

C'est le principe de toute cette famille. Une plantation, un système racinaire installé qui descend chercher l'eau plus bas que des semis de l'année, et des récoltes pendant dix ans. Beaucoup de maisons de Puisaye ne sont occupées qu'un week-end sur deux : ce potager-là tient sans personne.

Chou Daubenton, oseille, rhubarbe

Le chou perpétuel Daubenton ne pomme pas et ne fleurit pratiquement jamais. On lui prend des feuilles au fur et à mesure, en janvier comme en juillet, et le pied vit quatre à six ans.

Le plus commode, c'est qu'il fabrique ses remplaçants tout seul : une tige couchée en terre s'enracine, et vous avez le pied suivant sans rien acheter. On en bouture une dizaine chaque printemps sur nos pieds mères, qui ne sont pas à vendre pour cette raison.

L'oseille sort en mars, bien avant les salades semées, et donne jusqu'aux gelées. Un plant tient dix ans si on lui coupe ses hampes florales dès qu'elles montent. Son acidité vient de l'acide oxalique, et c'est elle qui fait la sauce du saumon et la soupe qu'on connaît tous.

La rhubarbe se plante dans un trou large, avec une brouette de fumier bien décomposé, et elle donne des tiges d'avril à juin pendant vingt ans. On ne récolte rien la première année, le pied a besoin de sa saison entière pour installer sa souche. Et on ne mange jamais les feuilles.

Où planter le topinambour

Il monte à deux mètres, c'est un tournesol vivace, il fleurit jaune en septembre et fabrique sous terre des tubercules qu'on récolte de novembre à mars.

Il ne repart jamais complètement. Le moindre tubercule oublié en terre redonne un pied l'année suivante, et reprendre le terrain demande plusieurs saisons de patience. Donnez-lui d'emblée un bout de parcelle qu'il gardera : en bout de jardin, où ses deux mètres serviront accessoirement de brise-vent l'été.

Les gens le découvrent souvent trop tard, en l'ayant planté au milieu du potager. On préfère le dire au moment de l'achat.

Le crosne du Japon en terre argileuse

Des tubercules blancs et nacrés, gros comme le pouce, tordus comme des chenilles, au goût de noisette et de fond d'artichaut. On les récolte de novembre à mars, à mesure des besoins.

Le problème, c'est la récolte elle-même : on les cherche à la main, en fouillant la terre, et une argile de Puisaye compactée par l'hiver rend l'opération pénible et casse la moitié des tubercules. Allégez sérieusement l'emplacement au sable et au compost, ou installez-les dans un bac profond. C'est le seul vrai travail que demande cette famille.

Quelle place leur donner

C'est l'inverse du potager annuel, où l'on refait le plan chaque hiver. Ici on décide une fois, et on vit avec.

La rhubarbe occupe un mètre vingt en tous sens à l'âge adulte, ce qui paraît excessif la première année et devient juste la troisième. Le chou Daubenton monte à un mètre dix. Le poireau perpétuel se contente de vingt centimètres entre deux touffes.

Nos terres conviennent bien à tout ça. L'oseille se plaît en argile bien ressuyée, le topinambour produit dans un sol pauvre et compact sans le moindre apport, le chou Daubenton demande simplement du compost et pas d'eau stagnante l'hiver.

Quand les planter

Les godets se plantent au printemps ou au début de l'automne. Le topinambour accepte aussi la fin de l'hiver, le crosne se met en terre au printemps. Tous sortent de nos planches sous certification bio Ecocert : un potager conduit en bio a peu d'intérêt à démarrer avec un plant qui ne l'est pas.

Venez avec la surface dont vous disposez. On repère ensemble ceux qui doivent aller au bout de la parcelle, et vous nous en donnerez des nouvelles dans trois ans.

À lire avant de planter

Nos conseils sur le sujet

Patio clos de palissades en bois planté d'érables du Japon aux feuillages orangés, de graminées et de dalles de pierre

automne

Au jardin en automne

Le calendrier place le début de l'année en janvier. Le jardin le place en septembre. C'est là qu'on récolte ce qui se garde jusqu'en février, qu'on décide des emplacements pendant qu'on voit encore où l'ombre tombe, et que s'ouvre la seule fenêtre de l'année pour planter des arbres.

Allée de copeaux bordée d'acier, entre des pins bleus, un érable doré et des touffes de graminées au printemps

printemps

Au jardin au printemps

Il y a toujours un samedi de fin mars où il fait dix-huit degrés, où la pépinière est pleine, et où tout le monde veut des tomates. On les fait patienter, et ça ne fait jamais plaisir à personne. Trois semaines plus tard, une nuit à moins deux passe sur le secteur et donne raison à l'attente. En attendant, il y a énormément à faire.

Choisir se fait mieux à deux

Décrivez-nous votre terrain, sa terre et son exposition. On vous dira lesquelles y tiendront.

  • 12 route de Joigny 89110 La Ferté-Loupière, à quinze minutes de Joigny
  • Du mercredi au samedi, 10h – 12h30 et 13h30 – 18h Sans rendez-vous
  • 07 59 58 38 89 Souvent plus rapide qu'un courriel