Les plantes qui finissent dans l'assiette
Aromatiques, médicinales, feuilles à salade, fleurs comestibles : c'est la partie de la pépinière que couvre notre certification bio, et celle où nous produisons le plus de variétés.
Ce que nous cultivons
Ecocert n° 31262, sur les plantes comestibles
Nous sommes certifiés en production biologique depuis juillet 2021, et la certification porte sur les plantes comestibles. L'ornemental n'est pas dans le périmètre.
Autant le dire tout de suite, parce que le flou arrange beaucoup de monde et qu'il finit toujours par se retourner contre quelqu'un. Les menthes, les thyms, les sauges, les plantes à tisane, les légumes vivaces et les plants potagers sont dans le champ contrôlé. Les vivaces de massif, les rosiers, les graminées et les arbustes d'ornement n'y sont pas. Ils poussent ici avec les mêmes pratiques et sans produits de synthèse, mais nous n'écrirons pas d'eux qu'ils sont certifiés, parce que ce serait faux.
Un contrôleur passe une fois par an. Il regarde les factures de semences, les substrats, les fertilisants, les registres lot par lot. Ça oblige à tenir des papiers, et ça oblige surtout à multiplier soi-même plutôt qu'à revendre des lots achetés ailleurs, parce que c'est le seul moyen de savoir ce qui est passé dessus.
C'est la partie de la pépinière où nous produisons le plus grand nombre de variétés. C'est aussi celle qu'on préfère.
Certains pieds ne sont d'ailleurs pas à vendre. Le gros plant de mélisse au bout de la troisième planche sert à faire les boutures de l'année, et il finit par ressembler à un buisson mal tenu, ce qui étonne les visiteurs. On le laisse. Sans lui, il n'y aurait pas de godets au printemps.
Aromatiques du sud, aromatiques de nos prairies
L'erreur classique, visible sur les photos qu'on nous montre : tout planté côte à côte, arrosé pareil, et la moitié qui manque au printemps suivant.
Les aromatiques du sud veulent du sec en hiver. Les autres veulent de la fraîcheur en été, et elles viennent de nos prairies et de nos lisières. La ciboulette accepte les terres lourdes et sort dès mars. La mélisse pousse toute seule, un peu trop même. L'oseille et les menthes réclament de l'humidité. L'origan, lui, pousse spontanément sur les coteaux calcaires du coin, ce qui règle d'avance la question de sa rusticité.
Séparez-les, à deux endroits différents du jardin. Le thym, la sauge et le romarin vont sur la butte, en terre pauvre et drainée ; la menthe, l'oseille et la mélisse dans le coin qui reste frais en juillet.
Nos aromatiques et nos plantes à tisane
Pour couper toute l'année, le thym commun, la sauge officinale, l'origan, la ciboulette, le laurier-sauce, le romarin rampant. Pour la tisane et le bocal, la mélisse officinale, la camomille romaine, le souci officinal, l'achillée millefeuille, la sauge sclarée. Et les menthes, de la verte à la pouliot.
Tout est en godet, semé, divisé ou bouturé ici.
Venir sentir les plants
Une menthe chocolat, une menthe bergamote et une menthe marocaine se ressemblent en photo et n'ont rien à voir dans la main. Pareil pour deux thyms.
On vous laisse faire le tour des planches, froisser une feuille, sentir. Vous repartirez avec ce qui vous a plu, ce qui vaut mieux que ce qui était écrit sur l'étiquette.
À lire avant de planter
Nos conseils sur le sujet
Attirer la biodiversité
Une cliente est revenue un mois de juin nous dire qu'elle avait des mésanges dans la haie plantée trois hivers plus tôt, et qu'elle n'avait rien fait pour ça. C'est exactement ce qui se passe. On ne fait pas venir les oiseaux avec une mangeoire ; on installe les conditions, on attend deux ou trois saisons, et un matin ils sont là.
Jardiner sans pesticides
Les pesticides de synthèse sont interdits aux particuliers depuis 2019, et beaucoup de jardins vont mieux depuis. Ce qui règle un problème de pucerons ou de tavelure, chez nous, c'est presque toujours une autre variété, un autre emplacement, ou deux semaines de patience pendant que les coccinelles arrivent.
printemps
Au jardin au printemps
Il y a toujours un samedi de fin mars où il fait dix-huit degrés, où la pépinière est pleine, et où tout le monde veut des tomates. On les fait patienter, et ça ne fait jamais plaisir à personne. Trois semaines plus tard, une nuit à moins deux passe sur le secteur et donne raison à l'attente. En attendant, il y a énormément à faire.
La haie fruitière et le jardin-forêt
Intégrés à vos jardins, les petits fruits encouragent la biodiversité et créent des espaces pour ceux qui veulent profiter de leurs saveurs sucrées. Poussés un cran plus loin, ils deviennent une haie fruitière, ou les strates basses d'un jardin-forêt. Voilà ce qu'on y met et dans quel ordre.
Nous retrouver aux fêtes des plantes
Entre le printemps et l'automne, nous chargeons régulièrement pour des fêtes des plantes et des journées consacrées au jardin. C'est là qu'on rencontre des gens qui ne viendraient pas jusqu'en Puisaye, et qu'on parle de variétés pendant deux jours d'affilée.
Choisir se fait mieux à deux
Décrivez-nous votre terrain, sa terre et son exposition. On vous dira lesquelles y tiendront.
- 12 route de Joigny 89110 La Ferté-Loupière, à quinze minutes de Joigny
- Du mercredi au samedi, 10h – 12h30 et 13h30 – 18h Sans rendez-vous
- 07 59 58 38 89 Souvent plus rapide qu'un courriel