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Jardin de Bohème, pépinière

Des fruitiers d'autrefois, greffés et élevés ici

Nous produisons des variétés anciennes de pommiers et de poiriers, dont plusieurs sont nées dans l'Yonne et ne se trouvent plus nulle part ailleurs. Elles se plantent l'hiver, à racines nues, et donnent des fruits qui ne ressemblent à rien de ce qu'on achète.

Rangées de jeunes scions de pommiers en cours de débourrement sur un terrain fraîchement travaillé, à contre-jour

Ce que nous cultivons

dessin de pomme
Bio Comestible

Avrolles

Malus domestica 'Avrolles'

Disponible à la pépinière
dessin de poire
Bio Comestible

Beurré Hardy

Pyrus communis 'Beurré Hardy'

Disponible à la pépinière
dessin de pomme
Bio Comestible

Calville blanc

Malus domestica 'Calville blanc d'hiver'

Disponible à la pépinière 30,00 €
Feuillage dense et découpé d'un pied de cassissier en pleine terre
Bio Comestible

Cassissier

Ribes nigrum

Disponible à la pépinière
dessin de poire
Bio Comestible

Conférence

Pyrus communis 'Conference'

Disponible à la pépinière 26,00 €
Dessin de pomme
Bio Comestible

Court-pendu gris

Malus domestica 'Court-pendu gris'

Disponible à la pépinière
dessin de poire
Bio Comestible

Curé

Pyrus communis 'Curé'

Disponible à la pépinière
Pomme rouge encore accrochée à sa branche, entourée de feuillage
Bio Comestible

Gros saulette

Malus domestica 'Grosse Saulette'

Disponible à la pépinière 30,00 €
dessin de poire
Bio Comestible

Jacquet de l'Yonne

Malus domestica 'Jacquet de l'Yonne'

Disponible à la pépinière
Branche de pommier chargée de fruits, au feuillage clairsemé de fin de saison
Bio Comestible

Jolibois de Gurgy

Malus domestica 'Alfred Jolibois'

Disponible à la pépinière 30,00 €
Pommier aux branches presque nues en fin d'automne, quelques fruits encore accrochés
Bio Comestible

Jubilé

Malus domestica 'Delgollune'

Disponible à la pépinière 28,00 €
Poires suspendues à une branche de poirier se détachant sur le ciel
Bio Comestible

Louise Bonne d'Avranches

Pyrus communis 'Louise Bonne d'Avranches'

Disponible à la pépinière 28,00 €
Pomme striée de rouge encore sur l'arbre, au milieu des feuilles
Bio Comestible

Patte de loup

Malus domestica 'Patte de loup'

Disponible à la pépinière
dessin de pomme
Bio Comestible

Reine des Reinettes

Malus domestica 'Reine des Reinettes'

Disponible à la pépinière 28,00 €
Sureau noir à feuillage pourpre portant des corymbes de fleurs roses
Bio Comestible

Sureau noir

Sambucus nigra

Disponible à la pépinière 9,00 €

Quand acheter un arbre fruitier

Tous les ans c'est pareil. Le téléphone sonne en avril, quelqu'un veut un pommier, et il faut expliquer que la saison est finie depuis six semaines.

Nos fruitiers quittent la pépinière sans pot ni motte. On les arrache dans les rangs, on secoue la terre des racines, et ça ne se fait qu'entre novembre et mars, hors périodes de gel. Novembre et décembre valent mieux que février : le sol garde encore un peu de chaleur, les pluies arrivent, et l'arbre passe l'hiver à fabriquer des radicelles pendant qu'on le croit endormi. Au débourrement il est déjà chez lui.

Un arbre arraché doit être en terre dans la quinzaine. On les sort donc au fur et à mesure, et ceux qui attendent restent en jauge, couchés dans une tranchée avec les racines recouvertes. Le bon réflexe est de passer en septembre ou en octobre, de choisir devant les rangs pendant que les feuilles y sont encore, et de revenir les chercher quand il fait froid.

Faut-il deux arbres pour avoir des fruits

Quelqu'un plante un pommier, il fleurit chaque avril, et il ne tombe jamais une pomme. Il lui manque un voisin.

Un pommier a besoin du pollen d'une autre variété qui ouvre ses fleurs dans la même semaine que lui. La Reine des Reinettes est la plus sûre de nos pollinisatrices, son pollen est fertile et abondant, et elle féconde à peu près tout le verger. La Reinette grise du Canada et la Belle de Boskoop, elles, sont triploïdes : leur pollen ne sert à rien et il leur faut deux autres variétés autour. Du côté des poires, la Conférence se débrouille à peu près seule, mais un Beurré Hardy à quelques mètres change le calibre et le nombre.

Comptez une dizaine de mètres au maximum entre deux arbres qui doivent se féconder. Les abeilles font le reste.

Planter dans un sol argilo-calcaire

De l'argile, du calcaire, et de l'eau tout l'hiver. Les terres de Puisaye se gorgent de novembre à mars, puis durcissent en juillet au point qu'une bêche y rebondit.

Un trou creusé à la tarière dans cette terre-là se comporte comme un seau. L'eau y entre, elle n'en sort plus, et les racines tournent le long des parois lissées par l'outil. Ouvrez large plutôt que profond, cassez les bords à la fourche-bêche, et remblayez avec la terre du jardin plutôt qu'avec du terreau, qui accentue l'effet de bassin. Posez le tuteur avant l'arbre, du côté d'où vient le vent. Et laissez le point de greffe au-dessus du sol, toujours.

Le froid de janvier n'inquiète aucun de ces arbres. Ce sont les nuits claires d'avril qui font les années blanches, quand la fleur est ouverte et que le thermomètre passe sous zéro. C'est pour cette raison qu'on parle du Court-pendu gris à ceux qui plantent dans un fond de vallée : il fleurit parmi les derniers de toutes les pommes, et il traverse des printemps où les autres perdent tout.

Quelle distance entre deux fruitiers

Un scion mesure un mètre cinquante et tient dans une main. Vingt ans plus tard, sa couronne fait six mètres de large et l'herbe ne pousse plus dessous.

Beaucoup de jardins n'ont pas cette place, et c'est très bien : on commence alors par le fond de la parcelle, avec des arbustes qui donnent tout de suite. Un groseillier à grappes planté cet automne porte ses premières grappes l'été suivant. Un framboisier remontant aussi. Un cassissier occupe un mètre cinquante et accepte la mi-ombre, là où un pommier ne ferait que du bois.

Beaucoup de vergers de famille se sont faits comme ça. Les petits fruits d'abord, pour manger tout de suite, un ou deux arbres ensuite, plantés en sachant qu'ils sont autant pour les enfants.

Les variétés que nous greffons

Nous greffons ici. Vous y trouverez l'Avrolles et la Gros saulette du Pays d'Othe, deux pommes à pressoir que les fermes de la région pressaient encore il y a deux générations, le Jacquet de l'Yonne et le Jolibois de Gurgy, qui se gardent jusqu'au printemps dans une cave, la Reinette grise du Canada pour la cuisson. Côté poires, le Curé, le Beurré Hardy, la Passe-Crassane qu'on mange en février. Et sur les planches, en godet, cassissier Noir de Bourgogne, groseillier à grappes, groseillier à maquereau, framboisier remontant, mûrier sans épines.

Des fruitiers certifiés bio

Les arbres fruitiers et les petits fruits entrent dans le périmètre de notre certification bio Ecocert, engagée le 12 juillet 2021 sous le numéro 31262. Une partie des plants de pépinière est encore en conversion, et nous vous le signalons devant le rang concerné.

Aucun traitement de synthèse n'est passé sur ces arbres depuis le greffage. La pomme de la première récolte se mange telle quelle : le délai de conversion regarde le producteur et sa parcelle, pas celui qui croque le fruit.

Venez pendant la saison de plantation, avec les dimensions du terrain et l'idée de ce que vous voulez faire des fruits. Guillaume vous dira combien d'arbres la parcelle peut réellement porter. C'est souvent moins qu'on ne l'imaginait en arrivant, et le verger n'en est que meilleur.

À lire avant de planter

Nos conseils sur le sujet

Rangées de jeunes scions de pommiers en cours de débourrement sur un terrain fraîchement travaillé, à contre-jour

printemps

La pollinisation des fruitiers

Un pommier seul fleurit très bien. Il fait des fleurs blanches, les abeilles y travaillent trois jours, et en septembre il y a quatre pommes dessus. Le pollen d'un pommier ne féconde pas ses propres fleurs : il lui faut celui d'une autre variété, ouverte la même semaine, à portée de butineuse ! Pour une récolte fructueuse, pensez y !

Givre blanc déposé sur un feuillage de conifère

hiver

Le gel et la rusticité

En 2021, une nuit de la mi-avril a grillé la floraison de la moitié des pommiers du secteur. Il n'y a pas eu de pommes cette année-là, et les mêmes arbres avaient traversé le mois de janvier sans qu'on s'inquiète une seconde pour eux. Toute la question du gel chez nous tient dans cet écart.

Jardin couvert de givre au petit matin, allée menant à un pavillon

hiver

Au jardin en hiver

Les gens qui passent à la pépinière en janvier trouvent souvent qu'elle a l'air triste, et repartent avec cinq pommiers. C'est la saison où l'on voit le mieux ce qu'on achète : un arbre sans feuilles montre sa charpente, son porte-greffe et ses bourgeons à fruit. Dehors, la terre est libre, et presque tout ce qui se plante se plante maintenant.

Deux jardiniers plantent un talus couvert de toile de paillage devant une maison à colombages

Réussir une plantation

Un arbre mal planté ne meurt pas tout de suite, et c'est bien le problème. Il végète deux ans, il fait des feuilles de plus en plus petites, et il sèche au quatrième été sans que personne ne fasse le lien avec cette heure de janvier où on a creusé un peu vite parce qu'il pleuvait.

Jardinier en bonnet orange travaillant à la pioche sur un talus couvert de toile de paillage, arbres nus en hiver

hiver

Pourquoi planter en hiver

Le 25 novembre, mettez la main au fond d'un trou de plantation. La terre y est encore tiède, alors que l'air pique et que vous avez les doigts froids. Tout le dicton tient dans cet écart-là, et des gens l'ont observé pendant des siècles sans avoir ni thermomètre ni bulletin météo.

Rangées de jeunes scions de pommiers en cours de débourrement sur un terrain fraîchement travaillé, à contre-jour

hiver

Planter à racines nues

De novembre à mars, on arrache. À la fourche, le matin, dans les rangs derrière la serre. L'après-midi, les plants repartent dans des coffres de voiture et se retrouvent en terre le week-end suivant. Un arbre vendu sans pot surprend toujours la première fois : ça ressemble à un bâton avec des cheveux au bout. C'est pourtant ce qui reprend le mieux.

Choisir se fait mieux à deux

Décrivez-nous votre terrain, sa terre et son exposition. On vous dira lesquelles y tiendront.

  • 12 route de Joigny 89110 La Ferté-Loupière, à quinze minutes de Joigny
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