Des plantes qui se passent d'arrosage, en pot comme au jardin
Les succulentes sont très peu exigeantes en eau et faciles d'entretien. Une multitude de couleurs et de formes sont exposées en pépinière, à petits prix. Reste à savoir lesquelles restent dehors chez nous en janvier, et lesquelles rentrent.
Publié le 19 septembre 2025, mis à jour le 4 septembre 2026
Ce qui reste dehors toute l'année
Les sempervivums, qu'on appelle joubarbes, tiennent des températures très basses et poussaient traditionnellement sur les toits de tuiles. Ils forment des rosettes qui se multiplient par rejets, se plantent dans trois centimètres de substrat, et supportent une année entière sans arrosage.
Les sédums tapissants, petits, aux feuillages jaunes, gris ou pourpres, couvrent une bordure, un muret ou un toit de cabane. Ils supportent le piétinement léger et se bouturent en cassant un morceau et en le posant sur la terre.
Le sedum d'automne, plus haut, monte à cinquante centimètres et fleurit rose en septembre. C'est celui qu'on met en massif avec le thym commun, le romarin rampant et le stipa cheveux d'ange, sur un talus sec exposé au sud.
Ce qui rentre l'hiver
Les écheverias, les crassulas, les aloès et la plupart des succulentes à feuillage tendre ne passent pas nos hivers dehors. Elles vivent en pot, à la lumière, dans une pièce fraîche et hors gel, et on cesse presque complètement de les arroser de novembre à mars.
Ce qui les tue, et ce n'est pas la soif
Une succulente meurt d'eau, presque toujours en hiver. Une terre humide et froide fait pourrir le collet en quelques semaines. Le geste utile n'est pas d'arroser moins en été, c'est d'arrêter en hiver et de drainer.
En pot, un tiers de gravier ou de pouzzolane mélangé au terreau, un trou au fond, et pas de soucoupe qui garde l'eau. En pleine terre sur nos argiles, une butte de vingt centimètres avec des cailloux incorporés, ou un muret, ou le haut d'un talus. À plat dans l'argile, elles passent l'été et meurent en février.
Un paillage minéral, pas organique
Le gravier ou la pouzzolane au pied. Un paillage de broyat de bois garde l'humidité contre le collet et fait pourrir la couronne. C'est vrai pour les succulentes comme pour le thym et le romarin.
Les multiplier
Aucune plante ne se multiplie plus facilement. Une feuille de sedum posée à plat sur du sable humide fait des racines en trois semaines. Un rejet de joubarbe détaché de la rosette mère se replante tel quel. Un morceau de tige d'écheveria séché vingt-quatre heures puis piqué dans un mélange drainant repart sans faiblir.
On multiplie de mai à août, en pleine croissance, et on n'arrose presque pas pendant l'enracinement : l'excès d'eau fait pourrir la bouture avant qu'elle n'ait fait une racine.
Où les placer
Un muret de pierre sèche, le haut d'un talus, une jardinière sur un rebord qu'on oublie d'arroser, un toit de cabane à outils, les interstices d'un pas japonais. Ce sont des endroits où rien d'autre ne pousse et où elles prospèrent.
Elles sont sous la serre, sur les tables, du mercredi au samedi. Passez faire votre choix par la forme et la couleur, il y en a beaucoup et elles ne coûtent pas cher.