Aller au contenu
Jardin de Bohème, pépinière

Faire entrer les petits fruits dans une haie ou un verger

Intégrés à vos jardins, les petits fruits encouragent la biodiversité et créent des espaces pour ceux qui veulent profiter de leurs saveurs sucrées. Poussés un cran plus loin, ils deviennent une haie fruitière, ou les strates basses d'un jardin-forêt. Voilà ce qu'on y met et dans quel ordre.

Publié le 26 mars 2026, mis à jour le 4 septembre 2026

Jeune haie fraîchement plantée le long d'une allée bétonnée, arbustes encore nus en automne face à une grande pelouse

Un jardin-forêt empile des étages de végétation sur la même surface, comme le fait une lisière de bois. Un arbre au-dessus, des arbustes dessous, des vivaces au sol, une grimpante qui monte dans l'arbre. Chaque étage prend la lumière que le précédent laisse passer, et l'ensemble produit plus qu'un rang unique sur la même surface.

L'étage des arbres

Les fruitiers de plein vent, pommiers et poiriers greffés sur porte-greffe vigoureux, plantés large, à huit ou dix mètres. Le noisetier joue le rôle d'arbre bas et donne dès la quatrième année. Le sureau noir occupe les zones fraîches, se recèpe, et donne des fleurs en juin puis des baies en août.

L'étage des arbustes

C'est celui qui produit le plus vite. Les cassissiers et les groseilliers à grappes acceptent la mi-ombre des arbres, ce qui les rend parfaits sous un verger. Les groseilliers à maquereau supportent encore plus d'ombre. Les framboisiers remontants s'installent en lisière, là où ils reçoivent le matin et sont abrités l'après-midi.

Le mûrier sans épines court le long d'une clôture et se ramasse en août sans y laisser de sang, ce que la ronce sauvage ne permet pas.

L'amélanchier se place en limite : fleurs blanches en avril, baies sucrées en juin, feuillage cuivré en octobre. Le prunellier ferme le bord côté extérieur, épineux, et donne ses prunelles après les premières gelées.

Les espèces moins connues

La baie de mai, ou camerisier, mûrit fin mai, avant tout le reste, et fait le premier fruit de l'année au jardin. Le ragouminier donne de petites cerises acidulées sur un arbuste qui ne dépasse pas deux mètres. Le chalef d'automne fleurit en septembre, sent bon, et fixe l'azote, ce qui profite à ses voisins. Le goji produit sur les rameaux de l'année et demande une taille sévère. La myrte et le fuchsia à fruit complètent le tableau pour les emplacements abrités.

Les grimpantes qui montent dedans

Le kiwaï, ou kiwi de Sibérie, donne des fruits lisses gros comme un raisin, sans poil, qui se mangent avec la peau. Il lui faut un support solide et, sauf variété autofertile, un pied mâle pour deux ou trois pieds femelles. L'akébia et la vigne résistante grimpent aussi, et le houblon monte de six mètres chaque année avant de disparaître en hiver, ce qui laisse la lumière revenir sur les arbustes en dessous.

L'erreur à ne pas faire

Planter les étages tous en même temps, à leurs distances définitives. Pendant cinq ans, le jardin ressemble à un champ de piquets, on se décourage et on comble les vides avec des arbustes qui gêneront plus tard.

L'autre erreur consiste à mettre les gourmands en eau et les frileux sous les arbres à la même distance du tronc. Un framboisier planté à deux mètres d'un noyer ne donnera rien.

Composer le vôtre

Apportez un plan sommaire de votre terrain avec le nord, les arbres existants et les zones humides. On compose les strates ensemble, on chiffre, et on plante à racines nues entre décembre et mars.

Ce dont il est question

Les plantes

Les familles

Si vous préférez qu'on s'en charge

Rangées de jeunes scions de pommiers en cours de débourrement sur un terrain fraîchement travaillé, à contre-jour

Création de verger

Nous plantons des vergers de trente arbres comme des alignements de deux pommiers au fond d'un jardin. Les fruitiers que nous mettons en terre sont des variétés anciennes greffées à la pépinière, dont plusieurs sont nées dans l'Yonne.

Carrés potagers en acier corten plantés d'artichauts, de choux et de fleurs coupées, bordés de framboisiers et d'une allée de copeaux

Jardin nourricier

Un jardin nourricier produit à manger sans demander le travail d'un potager classique. Nous en concevons et en plantons depuis l'ouverture de la pépinière, avec les plantes comestibles que nous cultivons nous-mêmes en bio.

Jeune haie fraîchement plantée le long d'une allée bétonnée, arbustes encore nus en automne face à une grande pelouse

Plantation de haie

Nous composons et plantons des haies champêtres, bocagères, fleuries ou comestibles, sur quinze mètres de clôture comme sur trois cents mètres de parcelle. Les plants sortent de notre production, ou de pépiniéristes dont nous avons vu les rangs.

À lire aussi

Rangées de jeunes scions de pommiers en cours de débourrement sur un terrain fraîchement travaillé, à contre-jour

5 mars 2026

Atelier de taille au verger de Reuillebeau

Chantier participatif au verger Reuillebeau de Marchais-Béton, en partenariat avec le CPIE Yonne-Nièvre. Une quinzaine de personnes, des sécateurs, des scies d'élagage, et des pommiers qui n'avaient pas été touchés depuis longtemps. C'est la meilleure façon d'apprendre à tailler.

Haie riche et diversifiée le long d'un chemin, et sa biodiversité

29 juillet 2026

Planter une haie face au climat

Le climat change. Les sécheresses s'intensifient, les vents sont plus violents, les pluies plus brutales, et les saisons deviennent de moins en moins prévisibles. Face à ces changements, nous devons apprendre à adapter nos paysages autant qu'à réduire notre impact. La haie est ce qu'on peut planter cet hiver et qui travaillera dès le printemps suivant.

On en reparle sur place

Apportez vos questions, on a les plants sous la main et le temps d'y répondre.

  • 12 route de Joigny 89110 La Ferté-Loupière, à quinze minutes de Joigny
  • Du mercredi au samedi, 10h – 12h30 et 13h30 – 18h Sans rendez-vous
  • 07 59 58 38 89 Souvent plus rapide qu'un courriel