Où nous intervenons
Nous intervenons dans l'Auxerrois, à une demi-heure de nos serres
Auxerre et sa couronne sont à une trentaine de minutes de La Ferté-Loupière. Nous y créons des jardins, plantons des haies et des vergers, et assurons l'entretien à l'année, avec des végétaux qui viennent de notre pépinière.
Des haies de thuyas plantées il y a quarante ans, arrivées en fin de course
C'est le chantier qu'on nous demande le plus dans l'Auxerrois. Dans la couronne pavillonnaire construite entre les années soixante et quatre-vingt, du côté de Saint-Georges, Perrigny, Monéteau ou Appoigny, les terrains de six cents à mille mètres carrés ont presque tous leur rideau de conifères en limite. Il se dégarnit par le bas, jaunit par plaques, et ne se rattrape pas à la taille : une branche de thuya coupée sur du vieux bois ne repart jamais. On arrache, et on replante une haie champêtre qui fait le même écran en abritant quelque chose de vivant.
Sur les plateaux, le caillou est à trente centimètres
La terre y est calcaire et souvent peu épaisse. L'eau file, le sol se réchauffe vite au printemps, et la bêche touche la pierre avant d'être enfoncée jusqu'au manche. Dans la vallée et le long des ruisseaux, on passe à des alluvions plus profondes et plus fraîches : le jardin ne se conduit plus de la même façon à deux kilomètres de distance.
Chaque printemps, quelqu'un nous montre la photo d'un hortensia aux feuilles jaunes à nervures vertes, acheté en jardinerie de zone et planté au pied du mur nord. C'est une chlorose ferrique. Le calcaire bloque le fer, l'arrosage au vinaigre n'y change rien, et la seule issue est de changer de plante ou de la mettre en pot dans du terreau. Il en va de même du rhododendron, du camélia et de tout ce qui vient de terre de bruyère : personne ne devrait vous en vendre ici.
Les cours du centre ancien
Maisons serrées, cours closes de murs, jardins qui se comptent en dizaines de mètres carrés. Une grimpante sur un mur chaud, un fruitier palissé qui ne prend que trente centimètres d'épaisseur, quelques bacs, et l'affaire est jouée. Ces cours réservent une autre surprise : des remblais et des gravats sous vingt centimètres de terre rapportée. Cela se sonde avant de dessiner, pas après.
Des vergers de quatre arbres au fond d'un jardin de lotissement
C'est ce qui se plante le plus ici : porte-greffes peu vigoureux pour rester à hauteur de cueillette, et un couple de pollinisation qui tienne dans la surface disponible. À côté, des massifs de vivaces et de graminées qui traversent le calcaire et la sécheresse d'août sans arrosage une fois installés. Et beaucoup d'aromatiques, parce que ces sols filtrants leur vont mieux qu'une bonne terre de jardin.
Des végétaux élevés à trente minutes de chez vous
Les végétaux que nous plantons chez vous ont passé leurs premières années à trente minutes d'ici, en pleine terre, sous les mêmes gelées d'avril. Ils n'arrivent pas d'un centre logistique après trois jours de camion et une semaine sur un parking. Quand vous rappelez parce qu'un arbuste ne va pas bien trois ans après, nous savons de quel lot il sort et ce qu'il a vécu avant d'arriver chez vous.
Une visite de terrain, et un devis
Nous nous déplaçons sur Auxerre et sa couronne. La pépinière est ouverte du mercredi au samedi à une demi-heure de route, et les arbustes adultes sont dans les allées : venez mesurer à l'œil ce qu'un cornouiller occupe au bout de dix ans.
Un chantier près de chez vous
Il manque ici un chantier auxerrois nommé. Le plus parlant serait un remplacement de haie de thuyas dans un lotissement de la couronne, avec la commune, le linéaire en mètres, les essences plantées, et des photos : le rideau de conifères avant, la tranchée à racines nues en hiver, la haie à la troisième saison. Tant que ces photos n'existent pas, la page reste une page de patron.
Sur ces terres
Ce qui tient ici
Ces plantes ont en commun de supporter un sol maigre, filtrant et franchement calcaire, celui des plateaux qui entourent Auxerre. Le thym, la sauge et le romarin rampant y font ce qu'ils ne feront jamais dans une terre riche et humide comme celle du fond de vallée : ils restent compacts, ils sentent, et ils passent l'été sans arrosage. L'amélanchier et le sedum acceptent les trente centimètres de terre au-dessus du caillou. La glycine et le poirier Conférence palissé sont là pour les cours de centre ancien, où le mur chaud est la meilleure surface disponible.