Fruitiers
La Conférence, la poire longue que tout le monde reconnaît
Pyrus communis 'Conference'
Thomas Rivers l'a présentée à un congrès de pomologues tenu à Londres en 1885, d'où son nom. Longue, verte, largement roussie, la Conférence est devenue la poire la plus cultivée d'Europe parce qu'elle produit tôt, régulièrement, et qu'elle ne pose aucun problème. Si vous ne devez planter qu'un poirier, c'est probablement celui-ci.
Sous quelle forme
Sa carte d'identité
- Hauteur adulte
- 4 m
- Largeur adulte
- 3,5 m
- Distance de plantation
- 5 m
- Exposition
- Plein soleil
- Sol
- Profond, frais, bien drainé
- Rusticité
- -20 °C
- Arrosage
- Copieux et espacé les trois premiers étés
- Vigueur
- Moyenne
- Plantation
- automne, hiver
- Floraison
- printemps
- Récolte
- automne
- Conservation
- Jusqu'en décembre dans un local frais
- Pollinisateurs
- Partiellement autofertile. Un Beurré Hardy à proximité améliore nettement la récolte et le calibre.
- Origine
- Obtenue par le pépiniériste anglais Thomas Rivers et présentée à la British National Pear Conference de Londres en 1885.
Le fruit
Fruit allongé et resserré vers le pédoncule, peau vert clair largement roussie de bronze, chair blanc rosé fine, fondante, juteuse et sucrée, à l'acidité discrète.
Ce que c’est
Sur un site qui défend les variétés anciennes, proposer la Conférence peut surprendre. Nous le faisons sans état d'âme : un verger de particulier a besoin d'au moins un arbre qui donne à tous les coups, et les variétés difficiles se plantent après, quand on a pris confiance.
Le fruit est allongé, resserré vers le pédoncule, la peau vert clair largement couverte de roussissures bronze. La chair est blanc rosé, fine, fondante, très juteuse et sucrée, avec une acidité discrète. On la cueille fin septembre, encore ferme, et elle se garde jusqu'en décembre dans un local frais en s'affinant.
L'arbre est de vigueur moyenne, ce qui permet des formes contenues, et il entre en production jeune. Il est partiellement autofertile, cas rare chez le poirier : un arbre seul donne des fruits, souvent allongés et sans pépins, un peu bizarres à regarder. Avec un second poirier à proximité, le calibre et la récolte changent du tout au tout.
Reste le défaut de famille, la floraison précoce. Le poirier fleurit avant le pommier, et dans nos vallons de Puisaye l'air froid descend la nuit et s'accumule au fond, exactement là où on a envie de planter parce que la terre y est meilleure. Un matin d'avril à moins deux sur des fleurs ouvertes, et il n'y a pas de récolte. À variété égale, l'emplacement décide de tout : à mi-pente, adossé à un mur, derrière une haie qui casse le vent du nord. Guillaume passe volontiers voir le terrain quand le choix n'est pas évident.
La planter
Racines nues de novembre à mars. Sa vigueur moyenne autorise les formes palissées et les demi-tiges à quatre ou cinq mètres, ce qui en fait le poirier des jardins où la place manque.
Terrain drainé, à mi-pente plutôt qu'en fond de vallon. Trou large et peu profond dans nos terres lourdes, parois cassées, point de greffe hors sol, tuteur avant l'arbre.
L’entretenir
Trois étés d'arrosage espacé, puis rien de particulier. Taille de formation les premières années, ensuite une taille d'hiver légère et, sur forme palissée, un pincement des pousses en été pour tenir la forme.
Cueillez ferme, fin septembre, quand le pédoncule se détache d'un mouvement du poignet. Une poire laissée sur l'arbre jusqu'à maturité complète devient farineuse et ne se garde pas.
Avec quoi l’associer
Partiellement autofertile, elle se débrouille seule dans un petit jardin, et elle donne beaucoup mieux avec un Beurré Hardy à côté. Les deux récoltes se suivent, celle du Hardy en septembre, la sienne fin septembre et jusqu'en décembre au fruitier.
Venez en parler à la pépinière. Nous vous montrerons ce que donne une forme palissée quand la place est comptée, c'est souvent la solution qu'on n'avait pas envisagée.
En cuisine
Au couteau, une fois mûre à point. Elle se tient en tarte et en poires pochées, elle va bien avec un fromage bleu, et elle sèche correctement en lamelles.
À planter avec elle
Louise Bonne d'Avranches
Pyrus communis 'Louise Bonne d'Avranches'