Où nous intervenons
Joigny est à seize kilomètres, et notre adresse porte son nom
Notre adresse est le 12 route de Joigny, et la ville est à un quart d'heure. C'est le secteur que nous connaissons le mieux : nous y allons pour les chantiers, pour le marché du samedi matin, et pour tout le reste.
Le coteau de la Côte Saint-Jacques
Cent mètres de dénivelé suffisent à changer tout un jardin. Joigny est adossée à un coteau exposé au sud, la Côte Saint-Jacques, qui a porté de la vigne pendant des siècles avant que le phylloxéra puis l'exode n'y mettent fin. Il en reste des terrasses, des murs de pierre sèche, des escaliers et des jardins en pente dont beaucoup de propriétaires ne savent pas quoi faire.
Ce sont pourtant les meilleurs terrains du secteur. Le sol y est calcaire, caillouteux, drainé jusqu'à l'excès, et il chauffe. C'est un contexte de vigne, donc un contexte à figuier, à rosier ancien, à sauge et à origan. L'ennui vient de la pente : à chaque orage d'été, la terre part vers le bas et se retrouve contre le mur du voisin. Une haie plantée en travers, des couvre-sols denses et une banquette bien placée règlent cela mieux qu'un mur de soutènement à quatre chiffres.
En bas, l'abricotier perd sa récolte une année sur deux
Près de l'Yonne et dans les quartiers plats, on change de monde. Les alluvions sont profondes et fraîches, la nappe remonte l'hiver, et le fond de vallée retient l'air froid des nuits claires. Il gèle en bas quand il ne gèle pas sur le coteau, et cela se joue à cent mètres de distance.
La conséquence est brutale sur les fruitiers. Un abricotier ou un pêcher planté en bas fleurit trop tôt, prend la gelée du 20 avril et ne donne rien une année sur deux. Le même arbre cinquante mètres plus haut s'en sort. Quand le terrain est en fond de vallée, nous ne discutons pas de la variété préférée du client : nous partons de celles qui fleurissent tard, et le choix se resserre tout de suite.
Des courettes, des jardins longs et étroits, des maisons de bourg
Le centre-ville et ses maisons à pans de bois abritent des cours où l'on plante en hauteur et en pots. Les faubourgs offrent le jardin long et étroit derrière la maison, où une haie mal choisie fait de l'ombre sur toute la largeur. Dans les villages alentour, la maison de bourg avec dépendance vient presque toujours avec deux ou trois vieux fruitiers plantés par les précédents propriétaires et jamais taillés depuis.
Ces arbres-là sont la richesse du secteur. Nous en reprenons plusieurs chaque hiver, sur trois saisons, et il nous arrive de repartir avec des greffons quand la variété nous est inconnue.
Un plant peut arriver le matin même
Nous ne commandons pas de végétaux pour venir chez vous : ils sont dans nos rangs, à quinze minutes. Un remplacement se fait sans attendre une livraison, et vous pouvez venir choisir vos arbres vous-même avant qu'on les mette en terre.
Venir à la pépinière
La pépinière est ouverte du mercredi au samedi, sur cette route-là. Pour un devis, un appel suffit à caler une visite de terrain, et il vaut mieux nous dire tout de suite si votre jardin est en haut ou en bas.
Un chantier près de chez vous
À compléter par un chantier jovonien réel. La reprise d'un vieux pommier sur le coteau, avec la photo de l'arbre avant taille et celle de la charpente ouverte l'hiver suivant, ou une haie plantée en travers de pente dans un des villages voisins, avec le linéaire et les essences. Le nom du quartier compte autant que la photo.
Sur ces terres
Ce qui tient ici
Pour le bas de la ville, où l'air froid s'accumule et où les gelées de mai brûlent les floraisons précoces, le Court-Pendu Gris et la Reinette Grise du Canada fleurissent parmi les derniers et sauvent une récolte que n'importe quelle variété précoce aurait perdue ; le poirier Curé tient le même rôle. Pour le coteau sec et caillouteux, le rosier de Provins, l'origan, la sauge sclarée et le nepeta sont exactement dans leur élément, là où ils pourriraient dans une terre alluviale grasse. La vigne vierge, elle, est faite pour les vieux murs de terrasse qu'on n'a pas les moyens de reprendre.