Fruitiers
Le Court-pendu gris, celui qui fleurit après les gelées
Malus domestica 'Court-pendu gris'
Dans l'Yonne, les mauvaises années fruitières viennent d'une gelée d'avril sur des fleurs ouvertes, et elle revient une année sur trois. Le froid de janvier ne fait rien au pommier, il dort. Le Court-pendu gris fleurit parmi les derniers de tous les pommiers, il passe entre les gouttes, et c'est pour cela qu'on le plante dans les fonds de vallon.
Sous quelle forme
Sa carte d'identité
- Hauteur adulte
- 4,5 m
- Largeur adulte
- 4 m
- Distance de plantation
- 5,5 m
- Exposition
- Plein soleil
- Sol
- Tout sol correct, supporte l'argilo-calcaire
- Rusticité
- -25 °C
- Arrosage
- Copieux et espacé les trois premiers étés
- Vigueur
- Forte
- Plantation
- automne, hiver
- Floraison
- printemps
- Récolte
- automne
- Conservation
- De décembre à avril dans un local frais
- Pollinisateurs
- Floraison très tardive. Il réclame un partenaire qui fleurit en même temps, l'Api étoilée par exemple.
- Origine
- Variété française mentionnée dès le XVe siècle sous le nom de Capendu, déclinée depuis en formes locales.
Le fruit
Fruit petit à moyen, très aplati et souvent de travers, peau jaune roux semée de points gris, chair jaunâtre fine et croquante, très sucrée, au parfum de cannelle.
Ce que c’est
On le connaît depuis le XVe siècle sous le nom de Capendu. Le nom viendrait de la brièveté du pédoncule : le fruit pend court sur la branche. Il a essaimé en formes locales un peu partout, dont le Court-pendu gris du Limousin.
Sa floraison est ce qui compte ici. Un pommier supporte sans broncher vingt degrés sous zéro en janvier, à ce moment-là il dort. Ce qui tue une récolte, c'est moins trois un matin d'avril, quand les pétales sont ouverts et que le pistil gèle. Une semaine de retard à la floraison, et l'arbre passe au travers. Nous avons des clients en bas de Puisaye qui n'avaient pas eu de pommes depuis quatre ans avant d'en planter un.
Le fruit est petit à moyen, très aplati, souvent de travers, la peau jaune roux semée de points gris. La chair est jaunâtre, fine, croquante, très sucrée, avec une note épicée qui évoque la cannelle. On le cueille en octobre et il n'est pas mûr. Il devient bon en décembre et se mange jusqu'en avril.
L'arbre est rustique, vigoureux, fertile, et il attrape peu de choses. Il vit longtemps et se contente d'un sol ordinaire. Si vous n'avez la place que d'un seul pommier et que votre terrain est une cuvette où le brouillard traîne le matin, c'est celui-là. Sa qualité a un revers : il fleurit si tard qu'il faut lui trouver un partenaire qui ouvre en même temps, sinon il fleurit seul et ne donne pas plus que les autres.
En cuisine
Une pomme de bouche d'hiver, à croquer de décembre à avril, quand son parfum épicé est monté. Elle tient à la cuisson et donne une compote à laquelle on n'a pas besoin d'ajouter de la cannelle.
À planter avec elle