Fruitiers
La Patte de loup, la pomme qui porte une griffe
Malus domestica 'Patte de loup'
Chaque fruit porte la même entaille liégeuse en travers de la joue, comme une griffure, et c'est de là que vient son nom. La cicatrice se referme seule et ne pourrit jamais. Dessous, la chair est croquante et très parfumée, avec un goût de reinette, et elle se garde jusqu'en février.
Sous quelle forme
Sa carte d'identité
- Hauteur adulte
- 5 m
- Largeur adulte
- 4,5 m
- Distance de plantation
- 6 m
- Exposition
- Plein soleil
- Sol
- Tout sol correct, supporte l'argilo-calcaire et les situations ventées
- Rusticité
- -25 °C
- Arrosage
- Copieux et espacé les trois premiers étés
- Vigueur
- Forte
- Plantation
- automne, hiver
- Floraison
- printemps
- Récolte
- automne
- Conservation
- Jusqu'en février dans un local frais
- Pollinisateurs
- Suntan, Idared, Malus Bauflor
- Origine
- Variété française ancienne, reconnaissable à la cicatrice liégeuse en forme de griffe qui marque ses fruits.
Le fruit
Fruit moyen, gris et rugueux, marqué d'une cicatrice liégeuse en forme de griffe, chair fine, croquante, juteuse, sucrée et très parfumée, au goût de reinette.
Ce que c’est
La cicatrice est la signature de la variété, pas un accident. Elle marque presque tous les fruits, elle se referme d'elle-même et elle n'ouvre la porte à aucune pourriture. Les pomologues la décrivent avec sa griffe depuis longtemps.
Sous cette peau grise, la chair est fine, croquante, juteuse, sucrée et très parfumée, d'un goût que les vieux catalogues rapprochent de celui des reinettes. On la cueille en octobre, elle se garde jusqu'en février dans un local frais et elle gagne du parfum pendant ce temps-là. Elle fait aussi bien le couteau que la cuisson.
L'arbre a une réputation solide de rusticité. On le conseille traditionnellement pour les régions ventées, parce qu'il ne casse pas et que ses fruits tiennent à la branche quand ceux des voisins jonchent le sol. Sa vigueur est forte, il fait un beau plein vent, et une fois cueillis les fruits supportent d'être transportés, ce qui intéressait autrefois ceux qui allaient au marché.
Elle a mieux survécu que beaucoup d'anciennes, parce que son nom frappe et que les amateurs se la sont passée d'un greffon à l'autre. Il faut voir la tête des gens quand on leur en fait goûter un quartier avant de leur montrer le fruit entier.
En cuisine
Bonne au couteau dès novembre, meilleure après quelques semaines de fruitier. Elle est réputée à la cuisson, où son parfum de reinette ressort. En jus, elle apporte du sucre et de l'arôme.
À planter avec elle