Fruitiers
Noisetier Merveille de B
Les chatons jaunes s'ouvrent en février, parfois dès la fin janvier, quand il n'y a rien d'autre. C'est le premier pollen de l'année pour les abeilles qui sortent au premier redoux. Il pousse vite, il accepte l'argile, et il donne des noisettes au bout de trois ou quatre ans sans qu'on ait rien fait pour.
Ce que c’est
Le noisetier ne fait pas de tronc, il fait une touffe. Des rejets partent du pied et montent droit, si bien qu'à dix ans vous avez un arbuste de quatre mètres, large comme une voiture, dont on coupe un tiers des tiges au ras du sol tous les trois ou quatre ans pour qu'il reste garni du bas. Cette forme en cépée est exactement ce qu'on demande à un arbuste de bourrage : occuper le volume du bas, là où une haie doit être opaque.
Sa floraison déroute quand on ne la connaît pas. Les chatons mâles pendent, jaunes, longs de cinq centimètres, et ce sont eux qu'on voit de loin. Les fleurs femelles sont des pinceaux rouges gros comme une tête d'épingle, plaqués contre le rameau. Il faut se pencher pour les trouver la première fois, et ensuite on les cherche chaque hiver. Le vent fait le transport, pas les insectes, mais les abeilles viennent chercher le pollen dès que la température dépasse dix degrés. En février, dans l'Yonne, c'est souvent tout ce qu'elles trouvent.
Les noisettes mûrissent en septembre. Les écureuils et les mulots en prennent une bonne part, ce qui n'est pas un défaut dans une haie faite pour ça. Si vous voulez récolter pour vous, plantez-en au moins deux : la plupart des noisetiers se fécondent mal avec leur propre pollen, et deux pieds voisins donnent nettement plus qu'un seul.
En Puisaye il pousse spontanément dans les lisières et les fonds de vallon. Ce qui limite son besoin de compagnon, même si en planter deux assure une meilleure récolte.
En cuisine
Il est productif et résistant. Connu pour ses fruits de très bonne taille, particulièrement parfumés.
À planter avec elle