Fruitiers
Le Beurré Hardy, la poire fondante qui sent la rose
Pyrus communis 'Beurré Hardy'
Le Beurré Hardy est la poire que nous conseillons quand c'est le premier poirier. Elle fond dans la bouche, elle sent la rose, et l'arbre ne réclame aucun tour de main particulier. On la cueille en septembre, encore ferme, et on la laisse finir à la maison sur une table pendant quelques jours.
Sous quelle forme
Sa carte d'identité
- Hauteur adulte
- 5,5 m
- Largeur adulte
- 4,5 m
- Distance de plantation
- 6 m
- Exposition
- Plein soleil
- Sol
- Profond, frais, bien drainé, supporte l'argilo-calcaire
- Rusticité
- -20 °C
- Arrosage
- Copieux et espacé les trois premiers étés
- Vigueur
- Forte
- Plantation
- automne, hiver
- Floraison
- printemps
- Récolte
- automne
- Conservation
- Se mange dans les semaines qui suivent la cueillette, elle ne se garde pas
- Pollinisateurs
- La Conférence et la Louise Bonne d'Avranches fleurissent dans la même fenêtre et lui conviennent.
- Origine
- Obtenue dans la région de Boulogne-sur-Mer dans les années 1820 et dédiée à Hardy, directeur du jardin du Luxembourg.
Le fruit
Fruit arrondi de bon calibre, peau vert bronze largement roussie et souvent rougie au soleil, chair blanche fine, juteuse et fondante, sucrée, au parfum de rose.
Ce que c’est
Beurré désigne la texture, cette chair qui se défait sans grain sous la dent et qu'on ne trouve que dans une partie des poires. Hardy était le directeur du jardin du Luxembourg, à qui l'obtenteur a dédié sa variété au moment de la diffuser, dans les années 1820, du côté de Boulogne-sur-Mer.
Le fruit est de bon calibre, arrondi, la peau vert bronze largement roussie et souvent teintée de rouge brun du côté du soleil. La chair est blanche, fine, très juteuse, fondante, et son parfum a cette note de rose qui la fait reconnaître les yeux fermés.
Une poire ne mûrit pas sur l'arbre, et c'est vrai de toutes les poires. Elle se cueille ferme, dans la première quinzaine de septembre, au moment où le pédoncule se détache si l'on relève le fruit d'un mouvement du poignet. Laissée une semaine de trop sur la branche, elle blettit par le cœur : dehors elle est belle, dedans elle est brune et cotonneuse, et on ne s'en aperçoit qu'en la coupant. Cueillie à temps et posée dans un fruitier, elle est à point en quelques jours.
L'arbre est vigoureux, sain, régulier. Les pépiniéristes s'en servent depuis longtemps comme intermédiaire de greffage sur cognassier, parce qu'il s'accorde avec les deux, ce qui dit assez sa robustesse. Il supporte nos sols argilo-calcaires du moment que l'eau n'y stagne pas l'hiver.
Il produit tôt dans la vie de l'arbre et il donne un fruit que tout le monde aime, y compris les gens qui disent ne pas aimer les poires. Les variétés plus difficiles viennent après, quand on a compris comment fonctionne un poirier.
En cuisine
Au couteau, à point, quand la chair cède sous le pouce près du pédoncule. Elle passe en tarte fine et en poires au sirop, mais ce serait dommage d'y perdre son parfum.
À planter avec elle
Louise Bonne d'Avranches
Pyrus communis 'Louise Bonne d'Avranches'