Fruitiers
La Belle de Boskoop, la grosse pomme acidulée qui passe l'hiver
Malus domestica 'Belle de Boskoop'
En octobre, la Belle de Boskoop est dure et si acide qu'on la repose. Reprise en février, sortie d'une cave fraîche, elle est ronde et parfumée. Boskoop est un village de pépiniéristes hollandais où on l'a remarquée en 1856, et elle a fait le tour de l'Europe du Nord en une génération.
Sous quelle forme
Sa carte d'identité
- Hauteur adulte
- 5,5 m
- Largeur adulte
- 5 m
- Distance de plantation
- 7 m
- Exposition
- Plein soleil
- Sol
- Profond, frais, riche, supporte l'argilo-calcaire
- Rusticité
- -25 °C
- Arrosage
- Copieux et espacé les trois premiers étés, puis en été sec
- Vigueur
- Forte
- Plantation
- automne, hiver
- Floraison
- printemps
- Récolte
- automne
- Conservation
- Jusqu'en mars ou avril dans un local frais
- Pollinisateurs
- Variété triploïde au pollen stérile. Elle réclame deux autres variétés à floraison voisine, Reine des Reinettes et Patte de loup par exemple.
- Origine
- Découverte à Boskoop, aux Pays-Bas, en 1856, diffusée dans toute l'Europe du Nord.
Le fruit
Gros fruit aplati et bosselé, peau vert jaune largement roussie, chair ferme et cassante, très acide à la cueillette, ronde et parfumée après deux mois de cave.
Ce que c’est
Un semis fortuit, un pépiniériste qui passe devant et qui regarde, et voilà une variété qui traverse deux siècles. Boskoop a réussi là où beaucoup d'anciennes ont échoué parce qu'elle donne du très gros calibre et de la longue garde, ce qui va rarement ensemble.
Le fruit est large, aplati, bosselé, la peau vert jaune couverte de roussissures et parfois rougie du côté du soleil. La chair est ferme, cassante, acide à la cueillette. C'est en cave qu'elle devient bonne, vers la Saint-Vincent, quand l'acidité est retombée et que le parfum est monté. Les gens qui l'achètent à l'automne et qui la goûtent le jour même ne reviennent jamais. Ceux qui ont attendu février en replantent une deuxième.
L'arbre est vigoureux, fait de grosses charpentières et vit longtemps. Il a une contrainte qu'il faut connaître avant d'acheter : c'est une variété triploïde, son pollen ne féconde rien. Il lui faut deux autres pommiers à floraison voisine pour donner, et il ne leur rend pas le service. Dans un jardin où il n'y a la place que d'un arbre, ce n'est pas celui-là qu'il faut prendre.
Le froid ne lui fait rien, elle est faite pour les climats frais et nos hivers continentaux lui vont. Ce qu'elle craint chez nous, c'est l'été sec. Sur nos argilo-calcaires qui se prennent en béton en juillet, les fruits restent petits et l'arbre se met à produire une année sur deux.
En cuisine
La tarte, le chausson, la pomme au four, où ses quartiers tiennent sans s'affaisser. En compote, elle demande peu de sucre. Crue, elle a ses amateurs à partir de janvier, pas avant.
À planter avec elle
Reinette grise du Canada
Malus domestica 'Reinette grise du Canada'